L'alimentation ou la troisième médecine   


           La plupart des maladies ont une origine mystérieuse. Les traitements proposés ne peuvent donc être étiologiques, mais seulement symptomatiques ou palliatifs. Ils sont donc souvent décevants et de nombreuses affections sont considérées comme mal curables ou incurables.

             Pourquoi les mécanismes restent-ils inexpliqués ? En partie sans doute en raison de la spécialisation outrancière de la plupart des médecins et des chercheurs qui ne considèrent qu'une facette d'un état qui en comporte bien d'autres. Une vision globale, utilisant les données des diverses branches de la médecine et de la biologie, permet une analyse beaucoup plus poussée et aboutit à une conception plausible sur la pathogénie de ces diverses maladies.

             Il existe généralement des facteurs héréditaires favorisants, appelés gènes de susceptibilité. Mais ils ne suffisent pas. L'intervention de facteurs de l'environnement  est nécessaire. Dans de nombreux cas, on peut éliminer la plupart de ces facteurs (radiations, produits chimiques, tabac et autres toxiques, médicaments, allergènes, virus) pour se concentrer sur deux suspects : les bactéries et les aliments.

             Un grand nombre de macromolécules bactériennes et alimentaires sont susceptibles de pénétrer dans l'organisme humain et le responsable premier de ce phénomène est l'alimentation moderne.



           L'alimentation moderne est fort éloignée de l'alimentation préhistorique à laquelle les enzymes et les mucines de l'homme étaient adaptées. Les principaux changements sont :

* La consommation de laits animaux et de leurs dérivés

* L'ingestion de céréales mutées et cuites

* La prise de nombreux produits cuits

* L'utilisation d'huiles extraites à chaud des plantes

* La présence de nombreux additifs chimiques

* Une quantité insuffisante de certaines vitamines et certains minéraux

             L'alimentation moderne apparaît comme la cause première de bien des affections inexpliquées. Elle va retentir sur un organe clef, l'intestin grêle, et ceci de trois manières :

1) Certains aliments sont incomplètement digérés, car les enzymes digestives ne sont pas adaptées à leur structure. Il s'ensuit un excès de macromolécules alimentaires.

2) La flore intestinale est modifiée et devient une flore de putréfaction, avec prolifération de certaines bactéries dangereuses. Le métabolisme, la mort ou la destruction par notre réponse immunitaire de ces germes libère un excès de macromolécules bactériennes.

3) Ce contenu intestinal anormal agresse la muqueuse du grêle, qui est fragile en raison de sa superficie étendue (100 mètres carrés) et de sa minceur extrême (1/40 de millimètre). La barrière intestinale devient trop perméable.   

           Les stress viennent aggraver l'hyper perméabilité du grêle, en provoquant la sécrétion d'interféron gamma. Ce médiateur se fixe sur les cellules de la muqueuse intestinale et les écarte les unes des autres.

             Dès lors, des macromolécules bactériennes et alimentaires vont passer dans la circulation sanguine. La composition de ces molécules est variable d'un sujet à l'autre, car elle dépend de la flore intestinale, du mode de nutrition et des enzymes qui coupent les protéines, les lipides et les glucides à des endroits différents. Selon leur structure, ces molécules auront une affinité pour tel ou tel type de cellule ou de tissu. Elles vont provoquer trois sortes de pathologies :



           1) Les peptides vont se lier à des molécules HLA qui les présentent aux  lymphocytes T. Ces cellules sont incapables de reconnaître un agresseur entier : bactérie, virus ou protéines. Leurs récepteurs membranaires de petite taille leur permettent seulement de reconnaître des peptides et ceux-ci doivent obligatoirement être couplés à des molécules HLA. Les lymphocytes T activés vont déclencher une réponse immunitaire dirigée contre les cellules ayant accumulé les peptides. La conséquence sera une maladie dite auto-immune :

* Polyarthrite rhumatoïde (peptide de Protéus mirabilis dans les cellules de la synoviale et du cartilage, couplé à HLA-DR4 ou HLA-DR1).

* Spondylarthrite ankylosante (peptide de Klebsiella pneumoniaë dans les cellules des enthèses, couplé à HLA-B27).

* Maladie de Basedow (peptide de Yersinia enterocolitica dans les cellules thyroïdiennes, couplé à HLA-DR3).

* Maladie coëliaque (peptide de la gliadine du gluten dans les cellules de la muqueuse du grêle, couplé à HLA-DR53 ou HLA-DQ2).

etc...

             2) Les molécules non peptidiques comprennent entre autres les ADN bactériens, les lipopolysaccharides bactériens, les produits de la réaction de Maillard, les isomères de protéines, les glucides et les lipides. Ces substances sont peu ou pas reconnues par les lymphocytes et ne déclenchent donc aucune réponse immunitaire. Mais elles peuvent encombrer progressivement le milieu extracellulaire, bloquer les récepteurs membranaires et s'accumuler dans le cytoplasme et le noyau des cellules. L'aboutissant est la pathologie d'encrassage :

* Diabète sucré de la maturité (encrassage du pancréas endocrine, des muscles et du tissu adipeux)

* Fibromyalgie primitive (encrassage des muscles, des tendons et du cerveau)

* Arthrose (encrassage des cellules du cartilage)

* Certains cancers (encrassage provoquant des altérations génétiques transformant une cellule normale en cellule maligne)

etc..

           3) L'organisme cherche à expulser ces déchets nocifs. Les macromolécules résistantes aux enzymes sont transportées entières par des macrophages et des polynucléaires escortés de lymphocytes, depuis le sang jusqu'à l'extérieur, à travers un émonctoire. Cet émonctoire est le siège d'une inflammation chronique qui se traduit par une pathologie d'élimination :

* Au niveau de la peau : acné, psoriasis

* Au niveau du colon : colite, maladie de Crohn

* Au niveau des bronches : bronchite chronique, asthme

* Au niveau de la sphère ORL : infections récidivantes, rhume des foins, maladie de Behçet

etc...

 

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